vendredi 13 novembre 2009

Troisième mi-temps

Personne dans mes 22.
Le XV contre les SPRINGBOKS, j'étais bien assis dans mon fauteuil. Pas de bière mais des madeleines. On fait ce qu'on peut et avec ce qu'on a. J'ai vu les courbes des corps, leurs danses, leurs courses, leurs gestes et leur esthétisme. J'étais supporter, j'étais spectateur. Comme toujours... Alors c'est vrai, je regarde les autres autour de moi faire des essais, se transformer et parfois même se faire plaquer. Mais moi, rien n'y fait, je suis toujours en tribunes à regarder les autres s'agiter sur la pelouse.
Alors oui, j'ai envie de quitter les gradins, de mettre mes crampons et de courir après ce putain de ballon. Je ne veux pas rester sur la touche, donc je foncerai dans le tas, je serais fort et courageux avec un seul but : juste faire un essai pour commencer, et puis pourquoi pas le transformer par la suite... Quitte un jour à me faire plaquer. C'est le risque lorsque l'on met les pieds sur ce terrain. Il y a des victoires, mais aussi des défaites.
Personne pour mes 22?
Y'aura t'il oui ou non co-équipier pour m'accompagner?
Pour partager les soirées de victoire comme aujourd'hui (France-AFS: 20-13) et faire la troisième mi-temps. S'affronter alors avec respect sur un autre terrain où tout sera permis, que ce soit la mêlée ou la touche, que ce soit sur les pieds ou sur la bouche. Ne plus avoir 15 mais 2 corps qui bougent; promis: pas de fautes et surtout pas de carton rouge.
Être aussi là ces putains de soirs de défaites, en étreinte sous la couette, pour lui dire qu'il y en aura d'autres et qu'on reste fier.
Assez écrit de conneries pour ce soir. Pourtant, je n'ai même pas trainé dans les bars. C'est tout comme et je suis content pour eux. Que ce soit le XV ou mes amis. Aller coup d'envoi, je regagne mon seul terrain: celui de mon lit.

vendredi 30 octobre 2009

Peau/coeur Face

"I'm your biggest fan,
I'll follow you until you love me. Papa, Paparazzi."
C'est vrai, je suis votre plus grand fan. Mes paparazzades, moi je ne les vends pas, je les garde pour moi et mes amis. Papa, Paparazzi.
Remonter le temps: Le velour des années 50 vs Le fluo des 90's. Des années folles à celles des Yéyés : pour chacun c'était bien joué.
Ma vie lyonnaise est vraiment enclenchée. J'étais donc bien parti. Quitter Grenoble, les beaux-arts, le travail, le studio et à contre coeur les amis et les montagnes. Comme au poker, j'ai tout misé sans vraiment savoir ce que j'allais trouver. Résultats: je raffle une belle mise mais je n'avais pas misé de poursuivre mon chemin sous mes raffles d'angoissé. J'avoue je suis encore un peu cabossé.
Les côtés vraiment positifs sont que j'ai beaucoup moins de vide à brasser qu'avant, que la rue St Jean: ça ressemble vraiment au Chemin de Traverse, que Claire B dort dans la chambre d'à côté, que je peux courir à Tête d'or de jour comme de nuit, que je fais tout à pieds, que la rue du Lac n'est pas à Annecy, que DestresseMag est gratuit, que le jeudi midi on a cours avec Martine, que je ne met plus que 2h à m'endormir, que Claire réclame elle aussi Les chansons d'amour, qu'elle imite également trés bien Erwann bléssé, qu'on ne pourra jamais se perdre en France grace aux plus experts en Géographie, que je ne veux pas me perdre tout court, que le GF38 n'est pas ici, que je peux voir ce qu'il se passe à la photocopieuse en face, que les gens sont beaux de peau et de coeur et que "la vie: c'est ça aussi".
Lyon merci.
Mon plaisir? Chanter "Tu dois entendre" Rue Paul Bert la nuit.
Et Montplaisir? Quartier des Lumières ou des envies?
Question de géographie
Pour y répondre, nous avons toute une vie...
Ismael: "Hey paparazzi"
Erwann: "C'est juste que tu es le premier garçon à coucher dans mon lit"
Papa, Paparazzi.

mercredi 21 octobre 2009

As-tu déjà aimé?

Far breton facile. Ingrédients (pour 6 personnes) : 250 g de farine fine- 150 g de sucre- 1 paquet de sucre vanillé- 4 gros oeufs- 1 litre de lait- 100 g de pruneaux dénoyautés (qu'on aura fait tremper dans de l'eau avec un peu de rhum)-1 petit verre de rhum. A suivre...

mardi 20 octobre 2009

Ma nuit avec Sophie Marceau

Après une réunion de crise sur MSN, on se donne rendez-vous. Il paraît que juste à côtè: ça tourne. On se rhabille, il est minuit. On sort, on court dans le froid. Des gamins.
Eclairages canons, Tramway mobilisé et une pluie à fabriquée : nous sommes au bon endroit.
Discuter avec Mr Lumière, apparement Sophie est là. Elle est gentille. Mais ce n'est pas le cas de tout le monde: un tel n'est pas facile, celle-ci est adorable. "Catherine Deneuve... C'est Catherine Deneuve". On écoute ses histoires vieilles de trentes ans de carrière. On nous transmet quelque chose de précieu probablement.
Elle arrive, elle crie sous la pluie. "Mais pourquoi??" Elle veut savoir à tout prix pourquoi on l'aide comme ça. Coupez!! Elle crie une nouvelle fois. Mais c'est par ce qu'elle doit avoir super froid.
Nous aussi. Mais on attends un peu plus sur notre banc.
3h du mat, on rentre.
C'était imprévu mais je ne regrette pas d'avoir passer une partie de ma nuit avec Sophie.


vendredi 9 octobre 2009

Tourner


Pire que Joe Dassin: il s'en va petit à petit cet été Indien.
L'automne s'installe. Enfin. La saison est transitoire et les feuilles orangées virevoltent tout doucement pour atterrir sur les trottoirs.
Quant à moi, je n'avais toujours pas atterris.
Qui sait. Sûrement trop d'intempéries.
Je suis un homme, un mec, un vrai, un dur, une brute, un truand alors je fais les choses trés violemment.
Pourquoi atterrir quand on peut se crasher?
Ça c'est bien de l'héroïsme à deux balles digne d'une Bande Dessinée. Une fin tragique trop exagérée vu les belles nouvelles choses qui entre dans mon champ de vision ces derniers temps.
Les nuits s'allongent et il va y avoir beaucoup plus de taff pour les héros. Mais moi, qui viendra me sauver?
Non non non. C'est finis tout ça. C'est tellement "Grenoble" comme pensée. On attend plus les miracles et on se jette dans le vide.
Aussi,
Comme les feuilles, dans le tourbillon de la vie me jeter.
Comme le manège, ma page de bd, il faut la tourner.

mercredi 30 septembre 2009

Plus rien?

Se réunir, une dernière fois. Comme ça. On éteint l'écurie pour 8 mois et pour mieux se retrouver la prochaine fois.
Lyon, ça continu. Il fait beau, c'est une chance. IRM programmée pour jeudi. En esperant que c'est juste un peu de rouille, juste un peu de mécanique. Pas le temps de se faire changer la roue. Peur de rester au bord de la route et de rater l'avion. Finalement, ils ont pu embarquer, donc j'ai encore mes chances.
Cette semaine, l'impression de Plus rien...

mardi 22 septembre 2009

Je commence par la fin

Trauma, saison 3 déjà.
Nouvelle vi(e)-lle, fin d'une ère et début d'une autre.
Trois ans seul et maintenant un an à trois, c'est le minimum.
On verra.
Débarquer, s'y faire et prendre l'air, que ce soit sur les quais ou au parc: le territoire lyonnais est à explorer. Explorer également de nouvelles sciences et laisser de côtès un peu les pinceaux. Explorer enfin les autres, les nouveaux avec qui on applique à la lettre les cours de Communication Non Verbale: j'emets , je reçois et je renvois; les anciens qu'on redécouvre qu'ils soient près ou loin "chacun dans son coin jusqu'à demain matin".
La matinale, le grand journal, on garde ses repères.
On a pas encore réussi à chasser le blues du soir, on pensait qu'il partirait avec la rupture géographique mais il prolifère ce connard. Le faire dégager de la coloc? On y travaille tous ensemble! Après un été de toutes les révélations, on reste fatigué mais hier soir un "happy ending" a résonné au 150 cours lafayette.
Deux filles, un mec : on est pas des tappettes!

On chante encore "J'humeur à zéro"
Moi j'en profite pour repartir à zéro
Je vais rebondir. C'est sûr. C'est beau.